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Vous avez écrit
à Pascal Broulis. Quelques interventions sont publiées
ci-dessous.
Pour des questions de confidentialités
tous les textes sont rendus anonymes. |
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15/11/06 au sujet de la qualité de
vie et du système fiscal
Cher Monsieur,
Ces quelques mots pour vous dire que j’ai trouvé votre
abécédaire fort intéressant.
Par contre je me permet de réagir sur un point : La qualité
de vie,
Celle-ci se détériore depuis des années pour
la classe moyenne, dont je fais partie.
En effet la pression fiscale se fait de plus en plus forte et l’introduction
des 12 mensualités ne fait rien pour arranger les choses.
Le premier trimestre nous permettait d’économiser afin
de faire face à la facture de l’IFD et ainsi lisser
notre charge sur l’année.
Maintenant, une fois de plus, nous devons nous serrer la ceinture
pour arriver à nous mettre à jour avec le nouveau
rythme de prélèvement des impôts.
En plus on nous demande de payer maintenant la taxe automobile au
31.12, etc, le contribuable n’a plus un seul mois pour souffler.
Je ne citerai même pas l’augmentation systématique
des acomptes, qui ne tient pas compte du fait que certains d’entre
nous n’ont pas vu une augmentation de leur revenu depuis des
années ! ( voir même ont subi des baisses, eh, oui
cela existe)
Un dernier point, personne dans le monde politique ne tient compte
des réalités économiques des familles dans
le panier de la ménagère. Il faudrait inclure les
vrais loyers et surtout les caisses maladies.
Là on se rendrait peut-être enfin compte que notre
qualité de vie et bien plus basse que certains ne se l’imagine.
Merci pour votre temps et malgré pour tout votre engagement
afin de réduire le déficit publique qui a été
creusé par des politiciens inconscients.
Meilleures salutations
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Cher Monsieur,
Votre courriel du 15 courant m'est bien parvenu.
Merci pour votre lecture de mon site.
Je vais tenter d'apporter un éclairage. La
qualité de vie des citoyens est une préoccupation
constante des pouvoirs publics. Les conditions du marché
et l'évolution de la société poussent les politiques
à prendre des mesures. Certes, ces dernières peuvent
être jugées insuffisantes par certains ou trop interventionnistes
par d'autres. Il n'en demeure pas moins que l'Etat essaye de créer,
dans les limites de ses moyens, le conditions cadres adéquates
(à titre d'exemple : la création de crèches,
l'augmentation des allocations familiales dès 2007, l'augmentation
des subventions pour l'assurance maladie pour 2007, l'allègement
de la fiscalité des couples mariés, des mesures de
réinsertion professionnelle performantes, un enseignement
de qualité, un soutien aux entreprises important, un bon
accès aux soins...).
S'agissant des impôts, les rentrées
fiscales ont augmenté ces dernières années.
Cependant, cette embellie ne découle nullement d'une augmentation
des impôts ou d'une modification du coefficient. Elle est
essentiellement attribuable à deux éléments.
Le premier est une augmentation de la masse financière soumise
au fisc liée à la bonne conjoncture et à l'arrivée
de quelques 40'000 personnes dans le canton. Le second est une nouvelle
répartition des tâches entre le canton et les communes
qui induit une modification de la répartition de l'impôt
entre les deux collectivités.
Sur la forme, le passage de 9 à 12 mensualités
peut, en effet, poser certaines difficultés. A ce sujet et
en cas de difficultés, j'ai demandé à mon administration
d'être à l'écoute des contribuables. De plus
en ce qui concerne l'adaptation des acomptes 2007 à la réalité
des revenus, chaque contribuable peut demander, en tout temps, un
ajustement de ces derniers.
Avec mes meilleures salutations.
Pascal Broulis
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10/09/06 au sujet des finances publiques
Monsieur le Ministre,
Suite aux dernières votations, notamment
le rejet de l’initiative COSA, je me suis posée des
questions quant à l’état des finances du canton
de Vaud, où je réside depuis ma tendre enfance.
J’étais au courant que l’état
de Vaud était bien endetté, mais je n’ai pas
cherché à comprendre le pourquoi du comment.
Aujourd’hui je suis allée surfer sur
le site de l’état de Vaud section finance publique.
Je me suis informée sur la politique d’assainissement,
les comptes 2005 ainsi que les budgets 2006 et 2007.
Je suis satisfaite de voir que la dette du canton
diminue enfin, car ma grande question est :
Comment demander aux citoyens de vivre selon leur
moyen et de payer leurs factures et impôts, si l’Etat
ne montre pas l’exemple et vit bien au-dessus de ses moyens
jusqu’à s’endetter de façon scandaleuse
?
Je sais que bien des choses m’échappent
dans le fonctionnement d’un état, cependant je pense
qu’il est parfois bon d’avoir une réflexion assez
primaire afin de se rappeler l’essentiel.
Il est important d’avoir une vision à
long terme, je vous encourage donc à continuer dans la direction
dont vous mener cette politique d’assainissement, tant que
la dette subsistera, et de ne pas vous laisser intimider par les
lobbys des différents départements.
Nous devons tous faire un effort, et arrêter
de tirer la couverture à soi, afin que les générations
futures puissent vivre dans un état où elles se sentent
en sécurité.
J'espère que les citoyens démontreront
leur reconnaissance lors des prochaines élections.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre,
mes meilleures salutations.
XXX
Une citoyenne de 30 ans, ni de gauche, ni de droite,ni
pauvre, ni riche,mais qui rêve parfois
à un monde meilleur, où les gens seraient responsables
et solidaires…
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Chère Madame, Votre
e-mail du 28 septembre m'est bien parvenu et je suis heureux de
voir l'intérêt que vous portez aux questions liées
aux finances publiques.
Le Conseil d'Etat avait exprimé sa volonté
d'assainir les finances du canton de Vaud durant la présente
législature. L'objectif a été atteint puisque
pour la première fois depuis 16 ans, les comptes 2005 ont
bouclé sur un résultat positif. De plus, le budget
2007 prévoit un bénéfice de 14 millions.
La dette diminue également pour atteindre
6,032 milliards de francs en 2007 (elle avait dépassé
les 8,5 milliards en 2004). C'est mieux, mais c'est toujours trop.
En effet, les intérêts (alors que les taux sont très
bas) coûteront encore 204 millions de francs par an ! Le service
de la dette prive donc encore l'Etat de ressources qui devraient
être investies dans des secteurs prioritaires.
Pourtant, le recours à l'emprunt s'avère
nécessaire pour permettre à une collectivité
publique de fonctionner. En effet, il permet de financer des projets
d'envergure (exemple le M2), de répondre à des situations
particulières (exemple : refinancement de la BCV) ou simplement
à l'Etat de jouer son rôle dans des conditions conjoncturelles
ou sociales mouvantes (augmentation des demandes d'aides sociales,
augmentation du coût de la santé, augmentation de la
démographie scolaire etc).
En d'autres termes, il ne s'agit pas de supprimer
toute possibilité de recourir à l'emprunt mais de
maintenir un poids de la dette supportable...
En espérant que ces quelques lignes permettent d'alimenter
le débat, je vous prie de recevoir, Chère Madame,
mes meilleures salutations.
Pascal Broulis
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10/09/06 au sujet de la santé publique
Cher Pascal,
En parcourant ton site, je suis tombé sur
la question: Dans quels domaines les budgets de la prévention
devraient-ils être augmentés?
En ma qualité de maître d’éducation
physique et d’informatique, je suis confronté quotidiennement
à des jeunes qui gèrent leur état de santé
comme un jeu vidéo: je fais ce que je veux quand je veux
!
Sans vouloir condamner un manque d’activité physique,
je cherche tout d’abord à en comprendre la cause.
L’attrait de la télévision, des consoles de
jeu & d’internet est compréhensible, et je ne le
combat nullement. Par contre, le manque d’activités
physiques me préoccupe. Loin de comparer ce que font les
élèves actuellement avec nos aïeux, mais le constat
flagrant de rencontrer mes anciens élèves d’une
vingtaine d’année au fitness m’interpelle. 3-4
ans auparavant, ils rechignaient à faire le moindre effort
alors que je leur présentait divers exercices gratuitement,
même de musculation... Et quelques années plus tard,
les voilà débourser plus de Fr 100. - par mois pour
faire ce qu’ils avaient gratuitement et qu’ils refusaient
de faire alors.
Mon constat est que les jeunes prennent bien trop
tard conscience de leur santé. Dans tous les cas, il faut
absolument les rendre attentifs à ces problèmes lorsqu’ils
sont encore au gymnase, ou en apprentissage. Les coûts annuels
en Suisse liés à l’obésité sont
de 2,7 milliards (Revue médicale suisse 2001).
A bientôt
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Cher Y,
Tes propos me confortent dans mon opinion. Le politique
- et personne d'ailleurs- ne peut faire le bonheur des gens malgré
eux. En revanche, il peut informer pour en appeler à la responsabilité
individuelle. Il importe que chacun fasse des choix en toute connaissance
de cause.
C'est le sens des campagnes de prévention.
En la matière, l'Etat peut toujours faire mieux et plus
Par ailleurs, susciter l'envie de faire du sport,
est sûrement plus efficace que de contraindre. Les responsables
des campagnes de prévention l'ont bien compris: ils essayent
de susciter davantage l'envie que de provoquer la peur, qui est
vite contreproductive.
Il apparaît aussi que l'éducation a
un rôle considérable dans la situation que tu dénonces
et que l'Etat ne peut s' y substituer: Je vois mal une directive
du Conseil d'Etat limitant le nombre d'heures d'écran pour
les mineurs...
Merci de ta remarque qui, venant d'un homme de terrain,
apporte des arguments légitimes pour renforcer la prévention.
Pascal Broulis
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03/09/06 au sujet de
la santé publique
Réaction d'une internaute à la
problématique de la prévention illustrée par
la lettre K comme kilos en trop.
Indépendamment des kilos stress et diabétiques…
il y a les kilos protection – j’ai des kilos en trop,
mais pas de cancer, ni de psychothérapie à ce jour
et ne me suis jamais droguée. Bien sûr, je dois surveiller
ma tension, etc… Mais qui ne le fait pas à 60 ans.
Je suis très opposée
à la tendance américaine selon laquelle une personne
corpulent peut ne pas être engagée pour cause d’image…La
loi devrait interdire cela, c’est une discrimination.
Dès l’adolescence, j’ai été
baraquée, cela m’a obligée à devenir
intelligente pour avoir quelque chance auprès des garçons.
Ai assez bien réussi… mais il faut accepter son image
et c’est pas facile. Donc, tout faire pour éviter l’ostracisme
anti-gros qui commence à l’école. Donc bravo
aux distributeurs sans coca ni thés hyper-sucrés dans
les écoles. Bravo pour les actions pomme. Non à l’interdiction
des sucreries à l’école.
Mais ne pourrait-on créer un prix à
décerner aux supermarchés qui renoncent à mettre
toutes les tentations bec à miel aux caisses?
Moi je crois que la prévention alimentaire
est essentielle. Mais en fait, on n’est pas net avec ça.
Je viens de découvrir que je suis allergique à Nespresso
(merci, le café grec passe très bien…)
L’étiquettage est souvent aussi trompeur
que les cigarettes.
C’est vrai que notre
société est sédentaire – bagnole, ordi,
tv, console… - à quand de la gym dans les entreprises,
au début du boulot?
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12/07/06 au sujet de la gay
pride
Au lieu de passer votre samedi apres midi a danser
torse nu sur un char vous auriez mieux fait de vous consacrer aux
vrais problemes de la Suisse (deficit d'entrepreneurs du a un exces
de reglementation, cout de la sante, securite en baisse et horaires
anachroniques du secteur de la distribution) et non pas ceux pretendus
par une minorite activiste. Non, l'homosexualite ne sera jamais
"entierement acceptee", elle est simplement "toleree"
dans une societe moderne, grosse difference. Que cette manifestation
a la fois drole et obscene ait prise place a Lausanne -au cout du
contribuable- , ai ete renommee " Swiss Pride" et qu'on
ai laisse defiler ces gens sous le drapeau suisse est une honte.
Vous vous etes ridiculise et votre parti ne sera pas une option
lorsque la prochaine occasion de voter se presentera.
Ce courrier anonyme ne méritait pas de
réponse.
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11/07/06 au sujet du site
Cher M. Broulis,
Très intéressant que vous ayez fait un site officiel.Maintenant
reste à savoir si ce sera vraiment vous qui allez lire le
courrier ou si vous avez délégué quelqu'un
d'autre. Je serais très interessée de savoir si mon
nom vous dit quelque chose. Mais bravo pour votre site, c'est une
très bonne idée.
Merci de me répondre et bonne continuation
pour votre site.
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Bonjour,
Oui c'est moi qui répond à mes courriels et je vois
que vous êtes du matin (07h05) sans savoir qui vous êtes.
Pour l'heure je vous adresse mes cordiales salutations et au plaisir
de vous rencontrer. Pascal Broulis
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08/06/06
au sujet de la fiscalité Cher
Monsieur,
Ayant lu dans les média l'ouverture de votre
blog, j'en profite pour vous envoyer cet e-mail.
En effet, je suis en train de lire un article dans
l'Hebdo "comment l'Etat punit ceux qui travaillent ou le prix
de l'absurdité!".
Cet article me fait extrêment plaisir. Pourquoi
? et bien simplement parce que mon épouse et moi-même
nous retrouvons dans cette catégorie de contribuables qui
travaillent honnêtement et bien entendu payent pour les autres
! Si, si, cela est vrai et vous ne pouvez le nier. Nous avons d'ailleurs
contacter le Conseil Fédéral à ce sujet qui
nous a gentiment conseillé de divorcer !
Et oui, mariés et sans enfants, ce qui n'est
pas toujours un choix, et taxés à 1,8, même
si cela a été jugé anti-constitutionnel par
le Tribunal Fédéral en 1984, c'est le coup de massue
pour nos finances. Les impôts représentent notre plus
grosse charge et de loin. A tel point que nous sommes en train de
chercher une solution. Et lorsque l'on apprend comment le système
fonctionne pour l'AVS et le 2è
pillier, on réflechit encore plus. Mon épouse aimerait
quitter le canton.
"Attaquer les impôts, c'est menacer les
prestations" - moi je prétends que matraquer la classe
moyenne qui travaille, consomme et qui fait marcher le canton économiquemnent
et contre-productif.
Qu'il faille s'acquitter d'un impôt est normal
mais que celui-ci déstabilise les budgets des classes moyennes
et inacceptable. Et c'est encore plus inacceptable lorsque l'on
apprend que plusieurs dizaines de millier de personnes ne s'acquittent
pas d'un impôt dans le Canton de Vaud.
"comment rendre le travaille financièrement
intéressant": la Suisse est l'un des pays au monde qui
décourage le plus le retour à l'emploi des bas salaires.......selon
une récente étude de l'OCDE...
Quant donc l'Etat comprendra t'il que l'économie
vient principalement de l'intérieur et que taxer d'une façon
aussi inégale et disproportionnée est contraire à
toutes les lois économiques - Vous voulez un Canton sain
et bien faite en sorte que chacun s'acquitte de son dû et
participe ainsi à la bonne santé de celui-ci.
Le Canton de Vaud ne trouve pas choquant de faire
payer les vieux tandis qu'il trouve apparement choquant de faire
payer les gens touchant le social - vraiment ?? je vous le demande?
Je ne prétends pas avoir la science infuse
ni que votre tâche est facile mais je pense pouvoir affirmer
que la fiscalité pour certains est beaucoup trop lourde pour
être saine.
Avec meilleures salutations |
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Cher Monsieur,
Votre courrier électronique du 8 juin m’est
bien parvenu.
Contrairement à ce que vous affirmez, le canton de Vaud a
réagi après le jugement du Tribunal fédéral
de 1984 qui concernait un contribuable zurichois : il a introduit
le quotient familial qui atténue ce problème et le
canton s’est ainsi mis en conformité avec la jurisprudence.
Il est vrai que le Tribunal fédéral l’an dernier
a obligé les cantons à avantager les familles monoparentales
par rapport aux personnes mariées. Toutefois, cette situation
devrait disparaître d’ici deux à trois ans.
La problématique que vous soulevez est connue. Les couples
mariés sans enfants dont les deux conjoints ont une activité
lucrative sont fiscalement discriminés par rapport à
des concubins dans une même situation.
Cette difficulté ne peut être réglée
au niveau cantonal en raison notamment de la Loi fédérale
du 14 décembre 1990 sur l’harmonisation des impôts
directs des cantons et des communes (LHID).
A long terme, la Confédération et les cantons devraient
améliorer l’imposition de la famille : plusieurs pistes
sont explorées. Cela demandera des réformes complexes.
En attendant, le Conseil fédéral prend des mesures.
Il vient de proposer un système de déductions qui
vise à favoriser les contribuables dans votre situation.
Le message vient d’être publié. Il devrait passer
aux Chambres dans les mois qui viennent.
Par ailleurs, on peut discuter sur la répartition du fardeau
fiscal entre la population : il se trouvera toujours des bénéficiaires
et des perdants, l’Etat étant précisément
le garant de la solidarité entre pauvres et riches, entre
jeunes et vieux et bien portants et malades. Il n’en reste
pas moins qu’en comparaison internationale, la Suisse bénéficie
d’une pression fiscale jugée modérée
et le canton de Vaud en comparaison nationale se trouve au milieu
du classement des cantons.
Enfin, je me suis penché avec attention sur les contribuables
qui ne payent pas d’impôts dans le canton : il s’agit
très majoritairement d’étudiants et de personnes
aux bénéfices rentes AI ou AVS. Il serait sans doute
théoriquement possible d’en contraindre certains à
l’impôt. Mais celle mesure augmenterait bien davantage
le montant du contentieux que des recettes fiscales.
A l’inverse, il est de nombreux contribuables bénéficiant
de subsides de l’aide sociale qui s’acquittent d’un
impôt.
En espérant que ces propos répondent à vos
préoccupations, je vous fais part, Monsieur, de mes salutations
les meilleures.
Pascal Broulis
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07/06/06 au sujet
de la fiscalité
Monsieur le Conseiller d'Etat,
Permettez-moi de soumettre à votre réflexion deux
exemples de ce que j'appellerai la "voracité de l'Etat",
deux situations où l'appétit de l'Etat en matière
fiscale et financière peut être ressenti comme une
certaine incompréhension, voire une injustice certaine...
1./
Fraîchement retraité de l'enseignement (j'ai 62 ans),
je ne suis donc pas encore au bénéfice d'une rente
du 1er pilier (AVS), mais seulement de ma rente de prévoyance
professionnelle augmentée du supplément temporaire.
Ces quinze dernières années, j'ai régulièrement
cotisé pour le 3ème pilier dans un fonds de prévoyance
Epargne3 auprès de la BCV et sur un compte de rente viagère
différée liée auprès des Retraites Populaires.
Les montants versés à Epargne3 et aux Retraites populaires
étaient alors portés en déduction du Revenu
dans la déclaration d'impôt (chiffre 310 de la déclaration).
N'étant plus salarié, on me dit maintenant que je
ne puis plus bénéficier de cette possibilité
de déduction!
INCOMPREHENSION...... INJUSTICE.......
2./
L'Etat veux favoriser financièrement les détenteurs
d'un véhicule automobile diesel équipé d'un
filtre à particules. Bravo, j'applaudis, c'était le
moment d'établir une différence et de tenir compte
ainsi du principe du "pollueur-payeur".... Et le Service
des automobiles et de la navigation de se fendre d'un papillon d'informations
où il est clairement écrit q'un "rabais de 50%
est accordé pour les véhicules diesel équipés
d'un filtre à particules". Ce libellé laisse
donc entendre que TOUS les véhicules équipés
d'un filtre à particules...etc., etc. J'ai acheté
ma voiture diesel équipée d'un filtre à particules
très performant en novembre 2002 et.....je n'ai pas droit
au rabais car le filtre de ma voiture est étiqueté
BO3 alors que l'Etat a décidé unilatéralement
(sans débat au Grand Conseil, j'en ai la preuve) de réserver
ce rabais aux seuls véhicules récents avec filtre
BO4. On croit rêver tellement c'est mesquin! (au point de
vue technique il y a une infime différence entre le BO3 et
le BO4, selon les spécialistes)
INCOMPREHENSION..... INJUSTICE......
Monsieur le Conseiller d'Etat, je serais très heureux de
connaître votre point de vue sur les deux situations susmentionnées.
Avec mes salutations les plus distinguées |
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Monsieur,
Votre courrier électronique m’est bien
parvenu et je vous en remercie.
Par votre parcours professionnel, vous êtes aussi bien placé
que moi pour savoir à quel usage sont destinées les
recettes du fisc. La pression fiscale vaudoise se situe dans la
moyenne suisse si on en croit les comparaisons de la Confédération.
Il est toujours loisible d’en contester l’intensité,
mais il faut aussi en accepter la conséquence directe : une
baisse des prestations de l’Etat. Et vous savez probablement
que près de 60% des dépenses cantonales sont consacrées
à la santé, aux prestations sociales, ainsi qu’à
la formation.
Sur la question précise de la suppression de la déduction
des montants versés à votre troisième pilier,
votre remarque est exacte : une disposition d’application
de la Loi fédérale de la prévoyance professionnelle
interdit cette déduction du moment que l’assuré
se trouve à la retraite. Le législateur à Berne
a estimé qu’il n’y avait pas à fiscaliser
le troisième pilier au moment de sa constitution, mais à
celui de sa consommation. Cette position de principe me paraît
défendable. Toutefois je sais bien que chaque cas est particulier,
comme l'est le vôtre, puisque vous entendez continuez, si
je comprends bien, à contribuer à la constitution
de votre prévoyance.
Sur les filtres à particules, je n’ai pas les compétences
techniques qui me permettraient de prendre position. Je me permets
donc de transmettre votre remarque à mon collègue
Monsieur Charles-Louis Rochat. Le Service des automobiles et de
la navigation qui dépend de son département pourra
apporter un éclairage au problème que vous soulevez.
En espérant avoir répondu à votre attente,
je vous présente, Monsieur, mes salutations les meilleures.
P. Broulis
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