retour page accueil            
           
      politique pragmatique   médias
ligne de séparation
    page du parcours de Pascal Broulis   aller aux textes et discours   aller sur revue de presse
   

10 questions à Pascal Broulis

  aller sur la page du département  
        abécédaire  
             
   

Extraits de l'abécédaire

     
  Z comme Zazie dans le M2

Avec le métro M2, l’Etat a consenti un investissement considérable en période de difficultés financières. Alors que le budget de l’Etat chatouille l’équilibre, de nouveaux moyens nous autorisent à investir pour l’avenir. Catalogue des domaines qui devraient être prioritaires dans la prochaine législature.

  Y comme yaka-faucon

En raison de la disparition des diligences, la mouche du coche est en voie d’extinction. Or, la nature a horreur du vide. Voilà pourquoi un nouveau volatile la remplace dans cette niche écologique. Le yaka-faucon commence à pulluler. Drôle d’oiseau.

  X comme xénophiles Vaudois

Antique carrefour, le canton de Vaud développe son ouverture d’esprit. Il se montre accueillant. Les étrangers établis le lui rendent bien: ils se fondent dans le paysage en enrichissant culturellement les Vaudois. La question de l’intégration, si aiguë ailleurs, ne constitue pas pour l’heure un grave problème.

  W comme watts

Le défi de l’énergie est mondial. La crise du pétrole bouronne. Il est tentant d’attendre une solution proposée par de plus grands et de mieux armés que nous. Il n’en est pas moins urgent de maîtriser sur notre plan local notre consommation.

  V comme une vie en plus

D’ici vingt ans, le Canton de Vaud devra créer au moins 400 lits supplémentaires dans les établissements médico-sociaux. Une place, c’est environ 100'000 francs par an. Il conviendrait donc de trouver 40 millions de financement supplémentaire.

  U comme unité du canton

Economiquement, Vaud se tourne vers le Léman. La population, la richesse et les investissements s’y concentrent au détriment des régions périphériques. Une évolution contre laquelle se bat le Canton et contre laquelle il devra continuer à lutter, avec l’aide des principaux intéressés. Sans quoi, la déchirure menace.

  T comme tribu

Malgré les apparences, la famille devient primordiale. Elle est le contrepoids le plus solide au triomphe de l’individualisme. Le nouveau contrat social devra se baser sur l’importance que les parents accordent à leurs enfants et les enfants à leurs parents. Sur ce lien repose l’avenir de la cohésion sociale.

  S comme sécurités au pluriel

Le discours sécuritaire fait florès. Oui, la police et la justice sont indispensables. Mais si bien dotées soient-elles, elles restent largement insuffisantes à garantir la sécurité. Celui qui ouvre une porte d’école ferme une prison, affirmait Victor Hugo. L’avenir lui a donné raison. Pour que la sécurité soit optimale, il faut que tous y trouvent leur intérêt.

 

R comme racines

«Lorsque tu ne sais plus où tu vas, regarde d’où tu viens ». Ce proverbe africain rend hommage à l’intelligence de ceux qui nous ont précédés. Absurde de reproduire les actions passées, mais indispensable de s’inspirer des valeurs et des méthodes de nos devanciers. Pour ma part, je ne cache pas mon admiration pour nombre d’hommes politiques d’autrefois.

  Q comme qualité de vie

Les habitants du canton bénéficient globalement d’une excellente qualité de vie. S’il est toujours possible de l’améliorer, il importe surtout de la préserver. Elle n’est pas acquise, mais doit être conquise à chaque instant.

 

P comme politique des petits pas

Plutôt que de grandes réformes ou des plans d’économies brutaux, il vaut mieux multiplier les ajustements et les mesures ponctuelles. Il apparaît en effet que cette manière de procéder pour un exécutif cantonal est plus économique, plus efficace et plus conforme à notre culture politique.

 

O comme obligatoire, l’école

L’école obligatoire constitue pour chaque individu la chance première. C’est aussi pour le canton le maillon le plus important de la chaîne qui lui garantit un avenir.


  N comme non, non et oui

Être chef du département des finances dans un canton où la dette par habitant dépasse 11’000 francs implique un devoir désagréable. Constamment, je suis confronté à de nouveaux projets. La plupart sont pertinents. Je les renvoie bien souvent à des temps meilleurs.

Equilibrer un budget cantonal n’implique pas seulement des mesures d’économies et la recherche de nouvelles recettes. Ce chemin impose d’abord des renoncements. En effet, chaque investissement entraîne à terme des dépenses de fonctionnement. Le département des finances vaudois ne compte plus les projets renvoyés au cours de ces dernières années. Jamais la devise « gouverner, c’est choisir » ne s’est appliquée avec tant d’acuité !

 

M comme médias dans l'immédiat

Un conseiller d’Etat ne peut guère se plaindre : les médias lui fournissent de multiples occasions d’exprimer ses points de vue. Toutefois, par la nécessité de vivre dans l’immédiat, ils ont tendance à occulter le travail de fonds pour se concentrer sur le spectaculaire.

 

L comme laissés pour compte

Si la tendance actuelle se poursuit, l’Etat de Vaud consacrera bientôt un quart de ses dépenses à la prévoyance sociale. L’augmentation du nombre de bénéficiaires met en danger les investissements porteurs d’avenir et d’espoir. Une meilleure réinsertion dans le monde du travail serait profitable à la société comme aux assistés.

 

K comme kilos en trop

Les campagnes de prévention en matière de santé ressemblent à la promotion économique. Ses effets sont très difficiles à évaluer. Que se serait-il passé si elles n’existaient pas ? En général, il est impossible de répondre globalement et avec des chiffres. Il n’en est pas moins indispensable de les conduire.

S’il apparaît clairement que la liberté et la responsabilité individuelles doivent primer, l’Etat a son mot à dire et ses encouragements à prodiguer.

L’Etat a un devoir d’information. Il doit prévenir ses administrés des dangers avérés, afin que ceux-ci les affrontent ou les évitent en toute connaissance de cause.

  J comme Jura sur un balcon

Sainte-Croix constitue une émanation du Canton de Vaud. Le Balcon du Jura fait à la fois figure de précurseur et d’exception.

Vivant depuis toujours à Sainte-Croix, j’ai été marqué par les fermetures d’usines, par le gaspillage subit et -pour l’enfant que j’étais- inexplicable du savoir-faire extraordinaire des ouvriers de précision. Cette région a réussi le mélange d’une population enracinée vieillissante et d’un carrefour de nationalités. Par certains aspects, Sainte-Croix est emblématique du Canton de Vaud ; par d’autres, ma commune a un caractère d’exception.

 

I comme Interdit

A propos de la cigarette dans les lieux publics, le dessinateur de presse Mix&Remix estime que les fumeurs n’ont aucune chance puisque 30% des humains aiment fumer et que 100% d’entre eux aiment interdire. Bien vu.

Vivre ensemble implique un savant mélange de respect et de tolérance. Ne pas importuner et supporter de l’être. C’est une définition de la « civilité » et de l’ « urbanité ». Si l’homme politique peut intervenir par la formation et la prévention, c’est d’abord à chaque individu et à chaque parent qui compose la société de jouer son rôle; à chaque individu qui aspire à ce qu’il fasse toujours bon vivre dans notre collectivité.

 

H comme Hautes Ecoles

L’avenir de notre économie et celui de nos enfants passent par la formation. Vaud possède un réseau de hautes écoles d’une rare qualité. Il appartient aussi à l’Etat de favoriser l’esprit d’entreprise qui transforme les idées en emplois et en créations de richesses.

lettre g comme gouvernement
 

G comme gouvernement

Un gouvernement de concordance plutôt qu'un gouvernement d'alternance. Le génie helvétique a imposé la collégialité. C'est-à-dire la coexistence pacifique et constructive de personnes émanant de partis différents. L'avènement de la politique spectacle menace cette particularité qui a pourtant fait ses preuves.

Avec ses contrastes géographiques, économiques, linguistiques, culturels et confessionnels, la Suisse aurait dû éclater depuis fort longtemps. Au profit de ses voisins. Pourtant les forces centrifuges sont quasiment inexistantes. La clef de ce paradoxe ? La concordance qui à tous les niveaux intègre les minoritaires dans les processus décisionnels. Le système collégial du gouvernement vaudois fait partie intégrante de cette logique.

  F comme fédéralisme

Caisse maladie unique, loi unique sur les chiens, allocations familiales uniques, plan d'études unique, bourse d'étude unique, instruction pénale unique, diplômes universitaires uniques. Qui osera proposer le Canton unique ? L'uniformisation avance tapie sous le vocable d'harmonisation. Elle met en danger la cohésion fédérale. Elle pourrait bien faire éclater le pays.

lettre E
  E comme écologie

Exemple typique : des oranges sont cultivées et cueillies en Grèce, pressées et conditionnées en Allemagne. Le jus est exporté et consommé en Grèce. Le prix de revient de l'orange ne constitue qu'une fraction de son prix de vente où intervient d'abord le coût de l'essence brûlée en vain. Une absurdité écologique.
lettre D comme dette
  D comme dette

Il m'a toujours paru injuste de reprocher au seul chef des finances la dette et les déficits d'une collectivité publique. De même, des comptes positifs doivent être portés au crédit de tous ceux qui ont contribué à atteindre un tel résultat : le Conseil d'Etat vaudois et une majorité des députés du Grand Conseil sont parvenus, en dépassant les clivages, à casser la spirale des déficits et de l'augmentation de la dette.

Il y a quelque chose d'ingrat pour un gouvernement d'assainir des finances malades. Les Vaudois attendent de l'Etat des prestations performantes à un coût modéré. Ils n'attachent qu'une attention furtive à la dette de leur canton, alors qu'elle constitue un souci constant pour l'exécutif cantonal.

Si la dette, qui a failli dépasser les 10 milliards, a baissé en dessous de 7 milliards, elle reste trop haute ; les 20,8 millions d'intérêts payés par le canton chaque mois aux instituts de crédit seraient sans doute plus utiles ailleurs.

lettre C
 

C comme crise économique

Les cycles conjoncturels deviennent rapides et imprévisibles. Un battement d'aile de papillon en Extrême Orient entraîne une crise dans le canton de Vaud.

En 10 ans, plusieurs dizaines de milliers d'emplois furent créés ; autant disparaissaient. En 2005, Vaud offre 247'0000 plein temps (secteurs secondaire et tertiaire) contre 240'0000 en 1995. Cette stagnation ne permet pas de répondre à l'accroissement naturel de la population active. Toutefois, le Canton de Vaud retrouve son souffle économique.

lettre b
 

B comme bombe à retardement

Dans le canton de Vaud comme dans d'autres régions, la solidarité s'exerce sur une proportion grandissante de la population, tandis que la part des contributeurs diminue. A terme, cette évolution menace le contrat social. Chacun doit accepter de contribuer dans la mesure de ses moyens à ce système de solidarité. Il faut toutefois que la charge reste supportable.

Or, l'évolution de notre société implique que la proportion de contributeurs diminue tandis que celle des bénéficiaires augmente. Le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale croît de manière considérable. + 12% rien qu'en 2005. Et puis la population vieillit. Dans ses dernières années de vie un Suisse coûte dix fois plus cher en frais de santé et 80% des résidents vaudois en établissements médico-sociaux bénéficient de l'aide de l'Etat.

lettre A
 

A comme avenir

Le Canton de Vaud change. Une population de plus en plus hétérogène, de plus en plus importante, de plus en plus en plus vieille. Une économie qui s'adapte. Des valeurs et des références nouvelles. L'autorité politique ne préside pas au changement. Elle l'accompagne; il lui appartient d'éviter que l'évolution ne devienne révolution.